Bilan du voyage

De retour de notre long voyage, et alors que nous reprenons pied dans une vie dite « normale », les questions de nos proches sont nombreuses : Combien de kilomètres avez-vous parcourus ? Quel est votre meilleur souvenir ? Dans quel pays aimeriez vous retournez ? Combien vous a coûté le voyage ? Allez-vous repartir ? Allez-vous écrire un livre ? etc…

Un bilan global sur notre voyage s’impose donc et c’est pour répondre à ces questions, et à d’autres encore (par exemple : avons-nous atteint nos objectifs fixés au départ ?), que nous avons écrit cet article. Outre le fait de satisfaire la curiosité de nos proches, il peut aussi s’avérer très utile à ceux qui préparent un tel voyage. Enfin, et ce n’est pas rien, c’est aussi une manière de nous aider à tourner la page et de passer à la suite, à savoir la reprise du travail mais pas que…

1-      Avons-nous atteint nos objectifs de départ ?

Sur l’Itinéraire

Notre objectif principal était de pédaler le long des Andes de l’Equateur à la Terre de Feu, puis de traverser l’Asie centrale de la Turquie jusqu’en Inde, soit environ 18 000km pour 14 pays traversés.

Au final nous n’aurons pas pu terminer en Inde comme nous le souhaitions car une fois arrivés en Kirghizie, il était devenu impossible de faire les visas chinois et pakistanais. Nous avons donc changé de cap et décidé de rentrer en France en traversant l’Europe de l’Est, ce qui nous a permis un retour plus en douceur. Nous aurons donc traversé plus de pays que prévu, les pays de l’Europe de l’Est étant très petits : 18 au lieu de 14.

Itinéraire Des Andes aux Indes

En ce qui concerne les kilomètres parcourus, nous n’aurons pédalé « que » 15260 km au lieu des 18000 au programme. Nous avons en effet préféré laisser nos vélos de côté régulièrement pour faire des treks ou autres visites touristiques. Autre point non négligeable : nous avions largement sous-estimé le temps qu’il nous faudrait pour mettre à jour le blog régulièrement. Entre tri des photos, rédaction des articles, mise en forme des newsletters et l’envoie régulier de mini-reportages pour les écoles partenaires au projet, nos journées de repos n’en n’étaient plus vraiment ! Au final, nous aurons pédalé à peine plus d’un jour sur deux, au lieu des deux sur trois initialement prévus (soit 250 jours pédalés sur 425 jours de voyage). Nous avons rattrapé le retard en prenant le bus ou le train un peu plus que prévu, mais nous ne regrettons pas car cela nous a permis de nous concentrer sur les endroits qui nous plaisaient. 

Sur notre partenariat avec les écoles

Visite d'une école au Pérou

Visite d’une école au Pérou

Le deuxième objectif était de partager notre voyage avec plusieurs classes de CM1 dans trois écoles de la Côte Bleue. Nous leurs avons régulièrement envoyés des mini-reportages sur les coutumes des enfants vivant dans les pays traversés, ceci dans le but de les amener à « penser global ». Une déception cependant : nous n’aurons au final visité que deux écoles (au Pérou et en Iran) au cours de notre voyage, alors que nous espérions en visiter une dans chaque pays. Notre principale contrainte aura été le manque de temps, comme mentionné précédemment.

2-      Quels sont nos meilleurs souvenirs ?

Cette question est sûrement celle que l’on nous pose le plus fréquemment. Difficile de répondre d’ailleurs car il y en a tellement, mais il y a tout même des faits marquants.

La Bolivie restera le pays qui nous aura le plus dépaysé du point de vue des paysages : uniques et grandioses ! Le parc de Sajama et ses volcans enneigés entourés de geysers et de sources chaudes ; le salar d’Uyuni, immensité blanche entrecoupée ça et là par des îles couvertes de cactus géants ; et enfin le Sud Lipez (tellement minéral qu’on se croirait sur la Lune) avec ses lagunes multicolores peuplées de flamants roses à près de 5000m d’altitude…, bref on a été bluffés par la beauté de la nature !

Parc de Sajama

Parc de Sajama en Bolivie

L’Asie quant à elle nous aura marqués par la gentillesse et l’hospitalité de ses habitants. Parmi eux, les Iraniens figurent sûrement en tête de liste : les gens y sont très accueillants, curieux, cultivés, respectueux et désireux de communiquer avec l’étranger, et nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité. La visite de l’Iran, au passé très riche, aux paysages variés (désert, montagne, rizières, mer) et aux villes tout droit sorties des contes des milles et une nuits, restera la plus belle surprise du voyage.

Invités par Mohamed et sa famille en Iran

3-      Quel budget pour un tel voyage ?

Nous avions initialement prévu un budget « vie quotidienne » de 20€ par jour et par personne, comprenant nourriture, hébergement, visites touristiques, connexions internet et transports (hors aérien, merci Nomade Aventure !). Au final, 15€ par jour et par personne nous auront suffit, et aurons même couvert les frais de visas, la remise à neuf des vélos, et le dernier vol Vienne-Toulouse.

En Iran nous sommes millionnaires

En Iran nous sommes millionnaires

L’Iran, l’Ouzbékistan et le Tadjikistan auront été les pays meilleurs marché (environ 6€ par jour et par personne), tandis que l’Argentine se révélera le pays le plus onéreux (23€ par jour et par personne), suivie de près par la Turquie et le Chili. Cela s’explique par le coup élevé de la vie en Patagonie (similaire à la France) et à la difficulté de faire du camping sauvage car toutes les propriétés sont privées et clôturées. En Asie en revanche le coût de la vie est bien plus faible, et les grands espaces ne manquent pas pour bivouaquer.

Ceci dit, nous avons croisé beaucoup de cyclos qui voyagent avec un budget beaucoup plus bas : certains ne payent en effet jamais l’hôtel, privilégiant l’hébergement chez l’habitant via les réseaux CouchSurfing ou WarmShowers, ou bien n’hésitant pas à aller frapper aux portes. Pour notre part nous tenions à être autonomes et ne voulions pas abuser de l’hospitalité des gens. Les quelques fois où nous avons été hébergés chez l’habitant, nous avions été préalablement invités, sauf de rares fois où ne trouvant pas d’endroits pour bivouaquer nous avons demandé à planter la tente dans le jardin des locaux.

4-      Notre voyage en chiffres !

Avec un départ le 29 Aout 2012, et un retour le 3 Novembre 2013, notre voyage aura duré 425 jours, dont 250 jours pédalés ! Au total, nos vélos nous auront portés sur 15260 km, soit une moyenne de 61 km par jour pédalé, nous aurons grimpé 126 km de dénivelé (soit plus de 14 fois l’Everest), dormi à l’hôtel 155 nuits, bivouaqué 151 nuits, dormi au camping 58 nuits, chez l’habitant 48 nuits, et dans les transports (bus, train, avion, bateau) 12 nuits ! Au final, on aura dormi plus souvent dans notre toile de tente que dans un vrai lit. Et on aura pris environ 25 000 photos !

5-      Le voyage au quotidien

Une fois partis on se rend compte à quel point voyager à vélo est simple : nos seules préoccupations quotidiennes sont en effet de trouver à manger et un endroit pour dormir ! Le plus dur est fait : finis les longs préparatifs, on va maintenant pouvoir profiter ! Nous voilà libres, bien loin des soucis de la vie sédentaire (au passage un grand merci aux parents de Vincent qui ont géré notre courrier pendant le voyage). On enchaîne les journées sans que jamais deux ne se ressemblent, et c’est même plutôt excitant de partir le matin sans savoir où nous dormirons la nuit suivante, libres de profiter pleinement des paysages et des rencontres avec les locaux. Certaines journées peuvent néanmoins prendre des allures de défis quand il faut nécessairement atteindre le prochain point d’eau ou de ravitaillement mais que la météo n’est pas au rendez-vous. On apprécie alors d’autant plus d’être deux dans ces moments là.

Installation du bivouac

Installation du bivouac

Au fil des semaines une routine s’installe: le soir au bivouac, une fois la tente montée, Vincent attache les vélos et les couvre avec la bâche, puis il installe le réchaud et s’occupe de la cuisine. Pendant ce temps Angélique rédige le journal de bord et fera ensuite la vaisselle. Le matin, chacun remballe ses sacoches, et le premier qui a fini s’occupe de démonter la tente. Lors des journées de « repos », Vincent nettoie les vélos tandis qu’Angélique rédige les articles pour le blog. Vincent est aussi en charge d’écrire les newsletters mensuelles et d’envoyer les mini-reportages aux écoles.

Malgré tout, voyager à deux peut aussi être source de tensions : il n’est en effet pas évident de vivre 24h/24 avec la même personne, peu importe combien on l’aime. L’arrivée dans les grandes villes aura souvent été source de conflits : pas simple de se repérer quand rien n’est indiqué et que les panneaux indiquant les noms de rues sont inexistants. C’est même d’autant plus difficile quand on se retrouve dans le vacarme des moteurs et des klaxons et au milieu d’une circulation chaotique. Angélique aimerait parfois prendre les sens interdits pour éviter de longs détours mais Vincent n’est pas d’accord, préférant trouver une route parallèle au risque de « sortir du plan » et de perdre tout point de repère… Ça termine donc souvent en grande prise de tête !

Autre source de conflit : le choix du lieu de bivouac, surtout au début en Equateur quand la nuit tombait très vite et que les champs étaient souvent clôturés. Vincent n’était pas encore rassuré si la tente était visible depuis la route.

La promiscuité en continue peut elle aussi créer des tensions de temps en temps. Vincent accélérait alors avec son vélo pour se défouler et se retrouver seul quelques instants. Angélique quand à elle s’arrêtait au bord de la route le temps de se calmer. On s’est aussi rendus compte que régulièrement on se prenait la tête parce qu’on se croyait en désaccord, alors qu’en fait on s’était juste mal compris.

Malgré nos prises de tête on s'aime!

Malgré nos prises de tête on s’aime!

6-      Les clés de la réussite d’un tel voyage

La réussite de notre voyage tient pour beaucoup à une longue préparation et une optique de voyage dans le but de se faire plaisir, mais il faut dire que nous avons aussi eu beaucoup de chance.

Une préparation rigoureuse

Un tel voyage nous aura demandé de longues heures de préparation, et les six derniers mois avant le départ quasiment tout notre temps libre aura été consacré à ça ! Il nous a d’abord fallu négocier nos congés sabbatiques avec nos employeurs respectifs, puis définir un itinéraire approximatif en fonction de nos envies, mais aussi en fonction des saisons. Nous voulions éviter les climats humides et chauds que nous ne supportons pas bien, et l’Afrique à cause des risques de paludisme entre autres. Une fois d’accords sur l’itinéraire, nous l’avons peaufiné en lisant de nombreux blogs de cyclos tout en récupérant leurs nombreux conseils. Nous avions aussi préparé pour de nombreux pays les profils altimétriques, très utiles dans les régions montagneuses peu peuplées où nous devions être autonomes pour plusieurs jours : cela nous permettait d’estimer le temps nécessaire pour atteindre le prochain point de ravitaillement. Enfin l’Asie Centrale pouvant être un véritable casse-tête du point de vue des visas, nous nous étions aussi renseignés sur les lieux où les obtenir le plus facilement.

Nos vélos Azub 5 en Cappadoce

Nos vélos Azub 5 en Cappadoce

Autre point clé : choisir judicieusement son matériel, et en premier lieu les vélos ! Nous avons donc privilégié des vélos couchés robustes (Azub 5) même s’ils sont un peu plus lourds que leurs concurrents, et aussi un peu plus chers. Et nous n’aurons pas été déçus : à part l’usure normale de la chaîne, des pignons, des câbles de dérailleurs, des patins de freins etc.., nous n’aurons aucune casse à déplorer, malgré leurs nombreuses chutes ! Nous n’avons d’ailleurs jamais remplacé un rayon ! Le choix de la toile de tente, des matelas et sacs de couchage, du réchaud etc… nous aura aussi occupé pas mal de temps, nous en ferons prochainement un bilan complet dans la Liste du Matériel.

La mise en place des partenariats avec les écoles et l’organisation d’ateliers sur le thème de l’environnement aura occupé Vincent de longues journées. Mais finalement le plus long aura été la recherche de sponsors et partenaires qui s’est révélée fastidieuse. Nous remercions d’ailleurs tous ceux qui nous ont soutenus (voir nos Partenaires), et en premier lieu Nomade Aventure qui a pris en charge nos transports aériens ainsi que les suppléments vélos et l’intégralité de l’assurance voyage.

Voyage façon plaisir

Certains envisagent le voyage à vélo comme un défis purement sportif : ils pédalent du matin au soir, ne prennent jamais le bus, et ne font même pas de détours pour visiter des lieux d’intérêt touristique, leur unique but semblant être d’accumuler les kilomètres le plus vite possible. Ce n’est bien sûr pas notre optique. Avant même le départ, et puisque nous avions une date de retour à respecter, nous avions déjà prévu de faire des parties du trajet en bus afin de pouvoir passer plus de temps dans les régions qui nous intéressaient. De même, puisque notre but n’était pas de « tout faire à vélo », nous n’avons eu aucun complexe à faire du stop quand les conditions étaient trop dures (en Terre de Feu par exemple alors que le vent à plus de 100 km/h nous empêchait de pédaler). Nous ne nous imposions pas non plus de faire tant de km par jours, contrairement à certains. Nous avancions donc à notre rythme, en fonction de nos capacités physiques et de notre fatigue du moment. C’est sans doute pour cette raison de la Carretera Austral et la Route du Pamir, des itinéraires cyclos réputés parmi les plus durs du monde, ne nous ont finalement pas parus si durs que ça.

Pas si dur si on va à son rythme!

Pas si dur si on va à son rythme!

La chance au rendez-vous

La réussite de notre voyage passe aussi par la chance, surtout du côté de la météo, car au final nous aurons eu peu de jours de mauvais temps, même en Patagonie chilienne, une région habituellement très pluvieuse. Idem au Tadjikistan, des cyclos passés une semaine avant nous ont du traversé des cols dans la neige alors nous avons pédalé sous le ciel bleu.

Visa iranien obtenu à Trabzon

Visa iranien obtenu à Trabzon

Nous n’avons jamais fait de mauvaises rencontres dans le sens où nous n’avons jamais été agressés, nous n’avons même jamais eu affaire avec des policiers ou douaniers corrompus. Le seul vrai problème rencontré aura été le vol d’une sacoche et de l’appareil photo d’Angélique en Bolivie : les voleurs sont très malins et ont agi à notre insu, on n’a rien vu.

Du côté des visas, on a aussi eu beaucoup de chance de les obtenir sans problèmes et aux dates qu’on souhaitait. Ça n’a pas été le cas pour tout le monde, nous sommes par exemple entrés en Iran à temps, car une semaine plus tard plus aucun visa n’était délivré avec l’approche des élections présidentielles.

7-      Et après ?

On nous demande si on compte repartir pour le même genre de voyage. Réponse : oui ! Sûrement pas pour aussi longtemps mais ce n’est pas pour rien si on est passés chez Azub au retour pour avoir des vélos comme neuf ! On compte donc bien profiter des week-ends et des vacances pour faire quelques détours à vélo en France et ailleurs…

Allons-nous écrire un livre ? Et bien, ce n’est pas en projet pour le moment, mais on ne sait jamais…

En fait les prochains mois vont être consacrés au montage d’un film que l’on souhaite intégrer dans nos futures soirées conférences & projections photos. Nous en avons une de prévue pour Nomade Aventure dans l’année qui vient, ainsi qu’une à Ensuès la Redonne, où nous habitions au moment du départ. Nous devons aussi retourner voir les élèves de CM2 des trois écoles partenaires de la Côte Bleue et leur préparer une petite présentation. Puis si on a le temps vous nous croiserez peut être aussi sur un festival de voyage ou deux !

Publicités
Catégories : Et après? | Étiquettes : , , , , , , , , , | 9 Commentaires

Navigation des articles

9 réflexions sur “Bilan du voyage

  1. Encore une fois Bravo pour cette superbe aventure !!! Et bon courage pour la reprise du boulot ! Bises à vous deux .

  2. Mikael

    Voyage atypique, éblouissant, bien préparé et super documenté: Au delà de l’effort physique, bravo !

    Belle aventure en tout cas, ça donne des idées… Bon retour à la « réalité » à vous!

  3. Et bien nous qui sommes 4 mois du grand départ, on n’a qu’une envie c’est de vous croiser quelque part. Si vos roues vous conduisent en Bretagne avant le 1er avril 14, sonnez à notre porte, nous avons un grand carré de jardin, voire mieux un bon lit !!!!
    Galette bretonne et coup de cidre pour vous requinquer.
    Chapeau bas pour ce que vous avez réussi, pour la fraicheur de vos récits, l’enthousiasme et l’humilité dont avez su faire preuve, la chance vous l’avez véritablement méritée par votre attitude, (on n’a rien sans rien). J’ai pris un grand plaisir à vous suivre, vous faites partie de ces voyageurs dont on s’inspire pour construire à notre tour notre voyage, milles merci.
    Un grand bravo, vous êtes géniaux

    P.S. vous nous rassurez sur les relations couples, car les incompréhensions peuvent être nombreuses, je confirme….trop drôle….je fais lire votre article à mon homme, compagnon de voyage dans tous les sens du terme !
    Je vous embrasse : Irène

  4. Du début jusqu’au bilan, ce voyage aura été très intéressant à suivre. Et vos écrits vont beaucoup nous servir dans les semaines à venir pour préparer notre tour du monde, encore merci !

  5. Danièle

    vous nous avez fait rêver, bravo … bravo … je lis et je relis c’est super. Oui ! bon retour dans la réalité car ce n’est pas toujours facile de reprendre les habitudes françaises. Gros bisous à tous les 2.

  6. Richard Marie Agnès

    Je vous ai suivi du début à la fin ;c’était trés interessant et plaisant de voyager avec vous et de refaire certains pays connus..
    Et quelle surprise pour la fin….à Jonzac…car je suis à Bordeaux mais la famille dans la campagne vers Montlieu et Montendre ou Pons…..
    Espérant que le retour n’est pas trop dur ???
    Bonne suite et peut être à bientôt pour d’autres voyages….
    Marie Agnès

  7. Merci à tous pour vos sympathiques messages! Ca nous fait toujours très plaisir! Bises à vous tous.

  8. Super site, très beau, très bien fait, et qui donne envie de (re) partir !
    A plus (à Buis?) ! Olivier

    • Merci Olivier! Oui on espère venir vous retrouver en Août dans le Jura! On revient juste de 4 jours à vélo en itinérance autour de Die, et on a adoré (mais quelle chaleur déjà!). On a aussi bien rigolé en regardant les vidéos de la saucisse de Morteau. A bientôt!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

%d blogueurs aiment cette page :