Bolivie, l’heure du bilan…

Après un mois passé en Bolivie, voici donc l’heure du bilan ! Cependant nos impressions ne sont le reflet que de ce nous avons pu voir, soit une bien mince partie du pays puisque nous nous sommes concentrés sur le quart Sud Ouest uniquement.

Ce qui nous a marqué

  • Le contraste entre vie moderne et traditions à La Paz, où les femmes d’affaires en tailleurs et talons aiguilles côtoient les petites mamitas en costumes traditionnels.
  • On a d’ailleurs trouvé que les mamitas boliviennes étaient en moyenne plus « barraquées » qu’au Nord Pérou ou bien qu’en Equateur. Elles sont toujours aussi petites pourtant (1m50). Il s’agit en fait d’une population d’origine aymara et non quechua, et les traits du visage sont aussi moins fins.
  • A La Paz, on a aussi rigolé en voyant des policiers faisant la circulation en ville : à un carrefour important ils actionnaient les feus en appuyant sur un bouton !
  • Villa sur immeuble?Sur la route pour Oruro, on a vu beaucoup d’immeubles de 3 ou 4 étages, avec construite au dessus une maison type villa ! On imagine que la vue doit être plus belle de là-haut, mais on a trouvé ça curieux !
  • Autre réalité plus triste : le travail des enfants. A La Paz, au supermarché où nous faisions nos courses, des enfants d’une douzaine d’années étaient employés pour mettre les achats dans des sacs plastiques lors du passage en caisse. Nous n’étions pourtant pas en période de vacances scolaires. De même, dans les plus petites villes ou village, ce sont souvent les enfants qui tiennent les épiceries le WE.
  • Sur l’altiplano, lorsque les tiendas sont tenues par des adultes (en général des femmes), on a remarqué que trop souvent celles-ci ont de grosses difficultés à compter. Ainsi à Challapata, lorsqu’Angélique voulait faire le plein de petits pains pour au moins 3-4 jours, Angélique a demandé 30 petits pains : sachant qu’une dizaine coûte 4 bolivianos, la vendeuse a été incapable de calculer le prix de 30 pains ! Elle ne savait pas faire 3×4, par contre elle m’a servi en comptant 3 fois 10 pains et en faisant 4 + 4 +  4 !
  • Autre source d’embrouille au marché : il faut demander pour combien de Bolivianos nous voulons de tomates par exemple. Si on demande 1kg ou ½ kg, la vendeuse est perdue !
  • Enfin, toujours en ce qui concerne les petites épiceries, il n’est pas rare que l’entrée soit bloquée par une grille, même lorsque la vendeuse est à l’intérieur. Il faut alors demander ce qu’on veut et il n’est pas toujours facile de se faire comprendre, alors que si elles nous laissaient rentrer on pourrait voir et choisir directement !
  • Enfin, dernière remarque concernant les petits « alojamiento » et « hostal » : souvent on paye par lit et non par chambre. On s’est ainsi vu proposé une chambre avec par 3 petits lits, mais si on dit que l’on va en utiliser qu’un, on paye moitié prix : 30 bolivianos au lieu de 60, et une fois qu’on est dans la chambre on fait ce qu’on veut !

Meilleurs & pires moments

  • Parc SajamaMeilleurs moments : la vue depuis le col à 5050m au dessus de la Laguna Chiar Kota, dans le parc national Sajama. Trois volcans tout proches, couverts de neige et de glace, des paysages de pierre ponce et de roche volcanique aux multiples teintes d’ocre et des lagunes aux eaux claires entourées de vert !
  • Pire moment : les vols à répétition, à El Alto et à Villazón. Au total, ce sont 1000 euros d’équipement qui nous ont été volés. Faites extrêmement attention à vos affaires en Bolivie, on n’a pas été assez vigilants.

Contact avec les gens

Après nos histoires de vols, on se méfie, et quand les gens, attirés par nos vélos couchés qu’ils trouvent étranges approchent, ben on est parfois moins aimable qu’on devrait l’être. En dehors des villes c’est différent, on se doute bien que la petite mamita de l’épicerie du coin ne va pas s’échapper avec notre vélo, et on est un peu plus relax. P1060550Sur la route pour Salinas, on s’est ravitaillé en eau chez l’habitant plusieurs fois et nous avons à chaque fois été reçu avec le sourire. De même nos quelques arrêt pique nique dans des arrêts de bus (c’est pratique pour manger, on a des murs pour poser le vélo, un toit pour s’abriter du soleil et un banc pour s’asseoir !), les locaux ont toujours été sympathiques. On retiendra surtout l’accueil de Bertha, Rosa et Adela à Batallas, alors que nous cherchions un endroit pour passer la nuit.

Enfin, il semble que l’esprit communautaire soit très fort en Bolivie. Le pays est en effet composé de diverses populations ou groupes ethniques, si bien que le nom officiel du pays est Etat plurinational de Bolivie.

Sur la route 

  • Toujours aucune crevaison ! Il faut dire que nous faisons systématiquement un contrôle dès que nous sortons de la route pour bivouaquer, surtout dans les régions arides où les « arbres à épines » et les cactus abondent !
  • Côté circulation, les Boliviens d’une manière générale sont quand même plus respectueux des cyclistes ! Il faudrait de toute façon faire fort pour battre les Péruviens. De plus au lieu de klaxonner en signe d’encouragement, ils font simplement des appels de phare et un signe de la main, nos oreilles apprécient !
  • Autre bonne nouvelle : les chiens sont beaucoup moins excités à notre passage, et n’ont jamais bondi sur nos sacoches comme ce fut le cas plusieurs fois au Pérou. 

Nourriture

Pollos fritosEn Bolivie, on aura eux l’occasion de manger du lama ! La viande préalablement séchée est bouillie et servie en sauce avec du riz et des légumes, et c’est bon ! On aura aussi à plusieurs répétition acheté de la quinoa au marché, ça change des pâtes et c’est riche en protéine. Sur les marchés on trouvait aussi souvent des mélanges de légumes déjà coupés, prêts pour la soupe : on s’est alors fait de bonnes soupes quinoa + légumes ! Autre chose dont en raffole : le jus d’orange frais. Il y a souvent dans la rue ou dans les marchés des petites mamitas qui font des jus de fruits pressés, un régal !

En dehors de ça, inutile de préciser que les Boliviens sont des gros mangeurs de viande, et tout comme leurs voisins péruviens, ils raffolent des « pollo a la brasa » (poulet rôti), ou bien d’une bonne côte de bœuf !

Environnement & Développement durable

maisons écologiquesAu supermarché ou dans les petites boutiques, on trouve de tout en sachets : c’est un emballage léger, économique, qui permet de gagner de la place et en plus ça produit moins de déchet que les emballages en tétra-pak par exemple : le lait, le jus de fruit, la sauce tomate, même les yaourts, tout est en sachet !

Les maisons traditionnelles dans les villages sont entièrement biodégradables, puisque les murs sont construits en briques de boue séchée et les toits sont en chaume ! Elles s’insèrent ainsi parfaitement dans le paysage !

Le gouvernement a aussi lancé un vaste programme d’accès à l’eau potable pour tous « Mi Agua ».

A côté de ça, nous n’avions jamais vu de bords de route aussi sales qu’en Bolivie: les arbustes et buissons sont parfois couverts de sacs plastiques sur de grandes étendues (la faute au vent), et les rivières servent trop souvent de dépôt d’ordures. C’est d’autant plus étrange que les locaux apparemment tiennent à avoir leur pas de porte propre, et nous les avons souvent vu balayer la section de trottoir immédiatement devant chez eux.

EN PRATIQUE

Dates : du 16 Novembre au 15 Décembre 2012. 10,5 jours de vélo. 2 jours de randonnée dans le parc national Sajama. 3 jours de circuit en 4×4 dans le Sud Lipez.

Hébergement : nuits en hôtels : 13, nuits en tente : 7, nuits à la casa de ciclistas : 8, nuits chez l’habitant : 1.

Budget : 14 $ (96 bolivianos) par jour et par personne, comprenant nourriture, hébergement, parcs nationaux, trajets en bus, circuits dans le Sud Lipez, connexion internet etc… , mais sans compter le matériel qu’Angélique a du racheter à La Paz suite au vol d’une de ses sacoches. Prix d’une chambre double en hôtel / alojamiento : de 30 à 80 bolivianos.

Ravitaillement : pas de grand changement par rapport au Pérou. On trouve presque quotidiennement (se méfier quand même selon les endroits, en particulier sur l’altiplano) des tiendas pour se ravitailler en pâtes, biscuits, œufs et produits de longue conservation. Pour les produits frais c’est plus difficile, surtout en dehors des grandes routes. Chaque grande ville a son mercado pour se ravitailler en fruits / légumes, pâtes… Les restaurants sont fréquents aussi : pour 15 bolivianos on a un almuerzo (repas de midi) complet ou ½ poulet rôti par exemple. On trouve du pain dans les panederias ou tiendas. L’eau coûte 6 ou 7 bolivianos pour une bouteille de 2 litres.

Album photos:

Bolivie
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Une réflexion sur “Bolivie, l’heure du bilan…

  1. remy

    Même si parmi les pays andins, c’est en Bolivie que l’on s’est senti le moins en « insécurité » (entre guillemets car on ne sait jamais vraiment senti en insécurité), c’est aussi dans ce pays que l’on a entendu le plus d’histoire de vols … C’est toujours rageant de se faire voler, et d’autant plus quand c’est du matériel technique qui rend service presque tous les jours et qu’il est difficile de trouver dans ces pays là. Mais tant que ce n’est que du matériel, ce n’est pas si grave finalement…

    Bonne route jusqu’à Ushuaïa ! En Argentine et au Chili, c’est tranquille, vous ne risquez pas d’avoir des problèmes de vols 😉

    Suerte !

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